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Giuseppe Verdi

Posted on November 10 2013, 09:13am

Categories: #isabelle goude

Giuseppe Verdi

2013, année du Bicentenaire Giuseppe Verdi. Le plus joué des compositeurs d’opéra est, cette année, fêté dans le monde entier.

Verdi est peut-être le plus important compositeur d’opéra italien de tous les temps : un musicien qui comprend les attentes populaires, dans le bon sens du terme, tout en restant exigeant et profond, politique et intelligent. Arriver dans l’Italie du XIXè siècle, celle qui connaît déjà Rossini, Donizetti et Bellini, maîtres de l’âge d’or de l’opéra italien, n’est pas chose simple pour le jeune Giuseppe Verdi. Mais la Traviata n’a pas à rougir face à Norma, le Trouvère face à Lucia di Lamermoor ou Rigoletto face à l’Italienne à Alger.

Documentaire très intéressant qui retrace la vie de Verdi. A voir !

Très tôt, le jeune homme montre des dispositions pour la musique. Dès ses 10 ans il maîtrise aussi bien la technique que le répertoire de l’organiste de sa petite ville, Roncole, près de Busseto, qu’il remplace dès qu’il en a l’occasion. Cinq ans plus tard, il compose sa première symphonie, inspirée de l’ouverture du Barbier de Séville de Rossini. Il est reconnu par tous ses maîtres comme un élève plus que brillant, prometteur et sérieux, et déjà connu jusqu’à la duchesse de Parme. Trois années de cours auprès du claveciniste de La Scala, à Milan, commencent à former le jeune homme à l’art lyrique.

Rentré à Busseto où il a épousé la fille de son premier mécène, et trouvé une place comme maître de musique, il trouve enfin l’occasion de faire jouer son premier opéra, Oberto, qui se voyait jusqu’ici refusé partout. Il quitte son emploi et signe un contrat de trois œuvres avec La Scala. Dès le début, le succès, sans être retentissant, est notable mais plusieurs drames viennent frapper le compositeur : sa fille, son fils, puis sa femme meurent à quelques mois d’intervalles.

Soutenu par l’Opéra qui l’accueille, Verdi se remet au travail et compose alors son premier grand succès : Nabucco. Dans une Italie sous occupation autrichienne, les Milanais vibrent avec le chœur des esclaves juifs sous le joug de Babylone : dès la première, c’est un triomphe qui ne se démentira pas.

Malgré ses succès, celui qui est désormais rénommé passe les quinze années suivantes à composer, frénétiquement, pour vivre : Ernani, Macbeth... vont l’amener à sa « trilogie populaire » : Rigoletto, Le Trouvère et... La Traviata, sans doute son opéra le plus abouti musicalement et dans la psychologie des personnages.

Très belle mise en scène de Willy Decker pour cette Traviata

Verdi reviendra à la musique religieuse de ses débuts en composant en 1874 un requiem. Mais sa Messe pour les morts reste proche de ses compositions lyriques, et sera même appelée « un opéra en robe d’ecclésiastique » par un chef d’orchestre allemand. Il retrouve avec son Dies Irae la ferveur des chœurs de Nabucco, pourtant plus dépouillés. C’est au cœur du peuple qu’il parle directement, et la « prose des morts » se fait ici débordante de vie.

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